De Syrie à Vénissieux

Depuis des semaines, des familles réfugiées de Syrie vivent dans le quartier Jean-Moulin-Henri Wallon, dans des voitures sur le parking des tours Pyramide, ou Komarov, parfois au couloud.

Les services municipaux de police, comme les services sociaux sont intervenus pour identifier ces situations indignes pour les personnes concernées comme pour les riverains. Ils installent souvent la nuit des tentes entre deux voitures, et la plie le matin. Même si ces familles se font le plus discrètes possibles, chacun comprend que ce mode de vie sans domicile a des conséquences pour la gestion des déchets, de l’eau.

Nous avons aussi tous rencontrés ces familles qui mendient au carrefour avec de très jeunes enfants, prenant souvent des risques importants sur des voies de circulation, et se présentant comme syriennes.

Ces familles sont toutes demandeurs d’asile, venant de Syrie, un pays toujours en guerre avec lequel malheureusement la France n’a pas de relation diplomatique, et donc qu’il est impossible de renvoyer dans leur pays dans des conditions minimales de sécurité.

Cette situation éclaire les contradictions de la politique "Collomb" de répression contre les migrants et réfugiés. Cette politique avec la loi immigration qu’il a fait voter, ne résout pas les problèmes de squat ou de vie indigne des familles, et au contraire pousse les familles à se rendre le plus "invisibles" possibles.

Au contraire, il est urgent d’organiser un accueil digne et respectueux des droits de ces familles, tout en rompant avec la politique guerrière de la France avec l’OTAN en Syrie. Il faut accélérer le processus de paix en Syrie, reconnaître le régime existant que seuls les syriens peuvent juger, et créer les conditions de la reconstruction pour permettre le retour des réfugiés, comme vient de le demander le pape.

Le maire suit de près ces situations, qui se répètent puisque certaines familles seraient celles qui étaient installées au parc de Parilly.

Visiblement, les moyens mobilisables par le préfet pour entrer en contact avec ces familles dans le respect de leurs droits sont totalement insuffisants, tout comme la situation inacceptable de mendicité avec enfants révèle l’insuffisance des moyens de protection de l’enfance.

Gérard Collomb peut penser qu’il s’est débarrassé de ce lourd fardeau du ministère de l’intérieur, mais il n’a rien résolu de ces situations humainement et politiquement inacceptables qu’on trouve dans toute l’agglomération lyonnaise.

Carte de VénissieuxLes lieux de rencontres et visites sont marqués par une épingle pointant directement sur le compte-rendu... il est possible de déplacer la carte, de (de)zoomer...