Conseil de quartier Pasteur-Monnery

Températures de la sous-station jusqu’au radiateur... Visite de sous-station du Monnery

, par  Pierre-Alain , popularité : 30%

Les visites de sous-station du réseau de chaleur ont repris, avec ce lundi la sous-station du Monnery. Visite avec le président du conseil de quartier, Francis Rambaud, deux délégués de quartier, et un représentant de la SACOVIV et de la SECV, dont le technicien qui suit cette installation.

Ces visites ont pour objectif d’aider ceux qui veulent agir à la fois pour une meilleure qualité du chauffage et une réduction des factures, à mieux connaitre et comprendre les installations, le rôle de chaque acteur et les possibilités d’action.

La visite porte à la fois sur la partie "réseau primaire", sous la responsabilité de la ville et de son délégataire, la SECV, et sur la partie "réseau secondaire", sous la responsabilité du bailleur et de son prestataire de chauffage, qui est ici DALKIA, la sous-station étant justement le lieu du passage entre primaire et secondaire.

La visite permet de bien comprendre que l’eau qui arrive du réseau primaire est bien très chaude [1], même en plein hiver, et que la température est bien contrôlée jusqu’aux pompes de relevage dans chaque tour. Les difficultés ne viennent pas d’une production de chaleur insuffisante, mais toujours de sa distribution et répartition dans l’immeuble

Dans le cas du Monnery, on a en fait une première station sur l’arrière de la tour 23, dont repart un réseau sur chacune des tours qui ont leur propre installation de régulation.

Les questions et discussions ont conduit à évoquer plusieurs sujets qui pourraient être repris cet automne :
- l’impact de ces convecteurs dont tout le monde constate qu’ils sont moins efficace que des radiateurs, difficulté souvent aggravée quand le locataire fait sécher du linge dessus, ce qui en fait arrête justement la convection source de chauffage de la pièce.
- l’enjeu du réglage des différentes colonnes. Dans le cas des tours Monnery, la répartition du débit d’eau entre les différentes colonnes se fait manuellement par le technicien, sans moyen d’équilibrage automatique. Quand il fait très froid, le système peut donc être pris en défaut.
- si le système comporte beaucoup de capteurs de températures, il n’y a pas d’enregistrement en continu. Donc, on ne peut pas confirmer aux locataires comment le système fonctionnait après coup, par exemple quand ils interpellent le bailleur ou la ville.
- le réglage de la température de consigne a surpris les locataires présents. Il s’agit en fait d’une règle proportionnelle à la température extérieure. S’il fait 20°C dehors, l’eau est envoyée à 24]C, s’il fait 10°C dehors, l’eau de chauffage est à 44°C, et au moment de la visite, avec 6°C dehors, l’eau était à 57°C. C’est pourquoi parfois, on peut constater en étage que le radiateur est tiède, quand il faut par exemple 12°C dehors, alors que, surtout par temps humide, on pourra avoir froid. Cela ne veut pas dire que le système ne fonctionne pas. Ce qui doit être discuté est bien la température mesurée dans les pièces de vie.
- enfin, comme partout ailleurs, les températures constatées peuvent être différentes d’un appartement à l’autre, selon l’étage, le coté Nord ou Sud... Ces immeubles sont anciens et restent fortement consommateurs. Dès qu’on tente de réduire un peu cette consommation en baissant la température de consigne, cela peut avoir un effet trop important pour le locataire.

Ce qui ressort est bien la difficulté de gérer ces bâtiments anciens dans un contexte ou les investissements pour l’isolation et l’efficacité énergétique des bailleurs sociaux ne bénéficient d’aucune subvention malgré toutes les grandes annonces médiatiques.

Il faut donc poser la question du financement de réhabilisations complètes qui changerait radicalement la donne autant pour la qualité de chauffage que pour le montant de la facture.

Et il faut faire au mieux dans la situation actuelle. La ville propose ici, comme aux autres bailleurs, des actions coordonnées de suivi des consommations et des températures. Plusieurs dizaines de capteurs sont à disposition pour mesurer les températures pendant plusieurs semaines en différents points du batiments. Celà permettrait ensuite de comparer le ressenti des habitants avec ces mesures pour identifier
- d’éventuels problèmes localisés sur certains appartements, ou certains coté de l’immeuble
- des problèmes de "ressentis" qui peuvent être liés aux aménagements internes des appartements et notamment des fenêtres.
- des problèmes de régulation, notamment de réactivité du système aux changements météorologiques.

Une telle opération pourrait être conduite par exemple au mois de Novembre sur ce quartier.

[1elle circule en haute pression à 150°C dans le réseau primaire

Carte de VénissieuxLes lieux de rencontres et visites sont marqués par une épingle pointant directement sur le compte-rendu... il est possible de déplacer la carte, de (de)zoomer...

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