Vie politique

Les communistes de Saint-Priest m’ont demandé d’intervenir à la rencontre publique du 10 janvier à Saint-Priest, première rencontre publique de la liste de gauche autour de Gilles Grandval, soutenue par le PCF, le PS, les Écologistes, Place Publique et deux associations citoyennes, le Café citoyen Saint-Priot et le Rassemblement citoyen pour Saint-Priest.

J’ai bien sûr accepté et j’ai apporté ma contribution à partir de mon expérience d’élu métropolitain.

Décidément, les dirigeants occidentaux sombrent dans la dégénérescence politique, malheureusement et dangereusement assis sur un tas de bombes. Quand le fou qui dirige les USA bombarde une capitale et enlève un dirigeant, le président français applaudit, et beaucoup se demandent juste comment profiter des richesses vénézuéliennes. Trump annonce la couleur, les pétroliers US vont gérer les énormes réserves pétrolières de ce pays. Enfin, c’est ce qu’il dit, préparant les prochaines élections…

Les dirigeants occidentaux croient pouvoir décider de qui doit diriger ce pays, faisant fi de la complexité humaine et politique de ce pays, comme s’ils ne tiraient aucune leçon de l’Afghanistan à l’Irak ou la Libye. Partout, le modèle « démocratique » que l’occident prétend apporter dans ses bagages militaires n’a eu comme seul résultat que la corruption, l’accaparement des ressources, les guerres tribales, et de fait le recul démocratique.

Car si les conflits politiques au Vénézuela ont été exacerbés, si une large part de l’opposition a choisi l’insurrection, souvent armée, s’appuyant sur l’extérieur et bien sûr, le soutien massif des USA, si des millions de vénézuélien ont fuit le pays devant la misère et la violence, la réalité depuis deux ans est le retour à la normale, y compris le retour d’expatriés, avec un développement économique sans précédent pour l’Amérique Latine, notamment pour assurer l’autosuffisance alimentaire inconnue jusqu’alors, et les exportations de pétrole qui étaient en fortes hausses, objet principal de l’agression militaire US.

Alors, prenez le temps de lire un paragraphe de l’interview de Nicolas Maduro par le journaliste Ignacio Ramonet le 31 décembre 2025, deux jours avant l’intervention US. Il aborde de nombreux sujets, mais l’un me parait le plus important pour ceux qui entendent parler de dictature de Maduro… Je ne connais pas de dirigeant occidental qui s’exprime ainsi sur la démocratie au plus près des citoyens, la démocratie communale.

Un accident industriel dans la vallée de la chimie, toujours plus de familles à la rue, 352 emplois détruits sur un site qui promettait la transition énergétique… Il y aurait tant d’urgences pour se mobiliser ! Mais pendant que nos dirigeants parlent de guerre, l’année finit dans un vaudeville politicien au plan local, comme national.

Coté Elysée, Macron n’écoute rien qui vienne du peuple. Il se cherche sans doute une carrière à Bruxelles, cachant derrière un discours militariste ses échecs économiques et politiques.

Le théâtre parlementaire se poursuit, de budget de la SECU en loi spéciale. Personne ne rappelle qu’avant Juppé [1], il n’y avait pas de vote de la SECU au parlement, car elle était gérée entre le patronat et les syndicats, et qu’avant Rocard [2], ses finances ne venaient que des cotisations, l’argent du travail donc.

Le monde occidental se fracture et dérive à l’extrême-droite, des USA au Chili… En France, le RN semble le seul gagnant de la crise de confiance démocratique. Un comble, car qui s’intéresse aux votes des députés RN à l’assemblée ? à l’assemblée européenne ?

Les cinq rencontres thématiques organisés chaque mercredi par Michèle Picard dans cinq quartiers de la ville ont permis de partager les éléments d’un projet pour Vénissieux. Toujours du monde, beaucoup de questions, de propositions et ce 10 décembre, au cœur du plateau des minguettes, c’est encore une salle pleine pour la rencontre sur l’enfance, la culture, l’éducation, le sport, les associations. Un public militant et populaire à l’image de ces quartiers dont les médias ne parlent que pour les stigmatiser en oubliant leurs réussites, leurs solidarité… Des discussions riches sur des sujets qui concernent tous les vénissians, de l’enfance au 3e age…. et tout est noté pour venir enrichir le projet qui sera présenté en février. Il en ressort deux certitudes :

  • il faut poursuivre l’histoire d’une politique municipale qu’un responsable de centre social lyonnais dira être un« laboratoire populaire à défendre »
  • il faut être attentif aux idées d’extrême-droite qui se propagent partout, appuyés sur les médias type Cnews ou Lyon Mag, et qu’un habitant du moulin-à-vent dénoncera en disant qu’il s’inquiétait de voisins qui ne parlent que des dernières campagnes de cnews sur l’islam ou les immigrés.

Mais la mobilisation vénissiane s’élargit pour continuer une histoire de luttes, de services publics, de solidarité… et la semaine prochaine, c’est une rencontre spéciale jeunes, préparées par des jeunes !

C’est la quatrième rencontre publique organisée par Michèle Picard pour construire le prochain projet municipal 2026-2032, ce mercredi 3 décembre à 18h, salle Albert Rivat, maison du peuple.

Après l’emploi et le commerce (12 novembre), la santé, le logement, l’accès aux droits (19 novembre), l’environnement, le climat et les mobilités (26 novembre), nous discuterons ce mercredi de deux grands sujets, la tranquillité ; comment aller plus loin que le plan de 25 actions engagées après la consultation de 2024 ?, et la jeunesse dont la ville peut être fière, une jeunesse qui créée, qui innove, qui réussit, mais qui est confrontée aux précarités, aux inégalités…

Nous avons travaillé sur des propositions, mais nous voulons vous écouter. Venez ce mercredi 3 décembre donner votre avis.

Certains d’entre vous s’interrogent sur la division de la majorité avec la liste LFI s’inscrivant dans une campagne nationale qui s’attaquent à presque toutes les villes de gauche et laisse de coté les villes de droite. Ce peut être un sujet de discussion, même si pour nous, le plus important, c’est de se serrer les coudes autour de propositions qui rassemblent les Vénissians. Pour en savoir plus, je vous invite à découvrir la déclaration locale du PCF

Un sondage récent [1] nous dit que pour 53 % des électeurs, le logement est un enjeu important de leur vote aux élections municipales de 2026… C’est une bonne chose parce qu’en général, ce sujet est peu abordé dans les élections, mêmes les élections nationales.

Le logement est d’abord un sujet de politique nationale, je suis souvent intervenu sur ce sujet au conseil municipal et au conseil métropolitain. Je vous propose un résumé ci-dessous à partir d’une émission de radio récente. Mais il faut savoir aussi ce qu’on peut faire localement malgré cette crise nationale du mal logement.

Voici quelques idées à discuter à Vénissieux :

  • D’abord, il faut permettre à tous les demandeurs d’être reçus, accompagnés, même si on sait qu’il manque de logements, je sais d’expérience qu’il faut aider à avoir un dossier complet et à jour, à comprendre que certaines caractéristiques rendront le logement plus difficile à trouver, et donc qu’il faut décider des bons compromis entre le souhaité et le possible, qu’il faut être sûr d’avoir des documents à jour et qu’il faut discuter pour mieux connaître l’offre de logement. Dans le contexte d’un achat de logement, chacun connaît la règle, on regarde les offres et on discute du compromis entre ce qu’on veut et ce qu’on trouve… Bien sûr, c’est le prix qui fait l’arbitre… Dans le logement social, le prix joue un rôle, mais il est moins décisif, car les loyers des bailleurs sociaux sont depuis toujours encadrés fortement. Il faut donc plus d’accompagnement, d’explications, d’informations… Ce pourrait être le premier objectif à se fixer, entre villes, bailleurs et métropoles, garantir à tous les demandeurs un rendez-vous sérieux annuel pour faire le point de sa situation.
  • Pour cela, il faut certainement renforcer les moyens dédiés au « service d’accueil métropolitain des demandeurs », mais la ville pourrait organiser un « forum annuel du logement », comme on le fait pour les associations ou pour l’emploi, organisé avec tous les bailleurs publics et privés, les amicales de locataires, les associations du droit au logement, et invitant tous les demandeurs pour avoir un entretien conseil sans rendez-vous. Une organisation proche de ce qu’on fait pour l’emploi. tout demandeur peut venir et s’inscrire pour un rendez-vous avec un bailleur, avec un travailleur social, avec une association…
  • Pour être le plus utile possible, il faut un véritable observatoire du logement et du mal logement, pour répondre à toutes les questions des demandeurs sur l’offre, ou pour accompagner les situations de mal logement par rapport aux différents outils métropolitains ou associatifs.
  • Enfin, il y a un enjeu sur la mobilisation du parc privé, majoritaire à l’échelle de la métropole. Certes à Vénissieux, il est minoritaire, mais il représente à la fois un potentiel de réponse à des demandeurs et aussi malheureusement la possibilité pour des profiteurs de marchandiser ce mal logement en louant des biens indignes, ou en imposant des loyers prohibitifs pour une chambre… On a connu aussi le début de développement des locations de courte durée type AirBnb qu’il faut désormais encadrer et limiter. C’est pourquoi il faudrait poursuivre l’expérience du « permis de louer » qui a commencé en centre ville pour agir sur les logements insalubres, mais il faut trouver comment s’en servir contre les marchands de sommeil dans tout le parc privé, et y compris contre la marchandisation illégale de l’hébergement dans le parc social.

Ce sont de premières idées qui ont été discutées dans la rencontre publique du 19 novembre, n’hésitez pas à apporter vos commentaires en m’écrivant en commentaire de cet article ou par mail, ou en vous inscrivant sur le site de campagne de Michèle Picard.

Il y a un outil de la ville pour agir sur le logement qui mérite un article dédié, la SACOVIV. Je vous ferai prochainement quelques propositions dans un contexte ou tout est fait pour faire disparaître les « petits » bailleurs, mais où la SACOVIV se transforme dans le groupe Habitat Réuni…

Ci-dessous un petit résumé du débat politique national sur le logement…

C’est la deuxième rencontre publique organisée par Michèle Picard pour construire le prochain projet municipal 2026-2032, ce mercredi 19 novembre à 18h, foyer Max Barel, rue Max Barel. La première rencontre sur l’emploi et le commerce a été riche, de nombreuses interventions qui seront prises en compte dans notre projet.

Cette semaine, ce sont les questions de la santé, du troisième age, de l’accès aux droits et du logement qui sont en discussion. Nous avons travaillé sur des propositions, mais nous voulons vous écouter.

Le budget 2026 sera terrible. Les discussions ne sont pas terminées et on ne sait pas s’il pourra être voté, mais on connaît beaucoup de mesures et si tout le monde parle de la suspension des retraites entre autres, beaucoup d’autres sujets restent sous la table qui auront pourtant des impacts immédiats et durs.

Le logement social est encore une fois frappé. Le budget 2025 avait légèrement réduit le prélèvement de la « RLS » sur les bailleurs sociaux, 300 millions, ils seront de nouveau prélevés en 2026, et l’état ne paiera pas ce qu’il doit à la rénovation urbaine..

Le financement de la politique de la ville sera en baisse, mettant en cause les cités éducatives, après les bataillons de la prévention disparus en 2025…

Et les missions locales qui jouent un rôle crucial pour des milliers de jeunes pour l’emploi et à Vénissieux aussi pour le logement subissent une réduction de 13% de leurs financement…

Et à tous ceux qui nous disent qu’il faut bien faire des économies pour payer la dette, rappelons que le même budget augmentent les dépenses militaires de plus de 6 milliards, alors qu’elles étaient déjà passé de 39 à plus de 50 milliards en 3 ans. Il est vrai que Macron suit fidèlement les demandes de Trump d’atteindre 5% du PIB, autrement dit pour la France, dépasser 100 milliards par an. Le projet des droites unies ou désunies, c’est de faire de la guerre et de la dette les deux premières priorités de l’état…

C’est pourquoi je publie l’appel national des missions locales que je vous appelle à soutenir.

Je tiens à vous inviter personnellement à la première rencontre publique organisée par Michèle Picard pour construire le prochain projet municipal 2026-2032, ce mercredi 12 novembre à 18h, foyer Vaillant Couturier, 45 rue Vaillant Couturier au Moulin à vent.

Quelques jours loin de Vénissieux avec des petits-enfants pleins de vie, ça occupe ! Et à l’occasion d’un petit voyage, on passe des musiques qu’écoutaient leurs parents il y 30 ans… et cette chanson de Graeme Allwrigth qui leur plait et qui semble faite pour aujourd’hui… Le jour de Clarté.

Bien sûr, le chanteur est un croyant et le jour de clarté est pour lui celui de l’intervention divine, mais quand j’entends « Dans ce monde divisé, Il faut des révoltés, Qui n’auront pas peur de crier », je pense aux mobilisations populaires, à la colère contre une société injuste qui est au cœur de l’engagement communiste. Notre camarade Jean, communiste et prêtre ouvrier le disait mieux que moi.

Alors je vous rappelle et peut-être fait découvrir à certains cette chanson, dans une version où le chanteur est âgé, mais c’est la seule en vidéo… [1]

Revenir en haut