2014 : l’intérêt général et le microcosme...

, par  Pierre-Alain , popularité : 23%

Ce lundi 24 Septembre, Michèle Picard et les deux co-présidents de son comité de soutien aux élections municipales, Guy Fischer et André Gerin, faisaient une conférence de presse pour expliquer le sens de leur démarche pour un large rassemblement des forces de progrès dans la ville.

Les grands thèmes du projet que portera l’équipe de Michèle Picard en mars prochain étaient bien sûr présentés par les trois intervenants, dans le contexte politique actuel, marqué par le grand écart entre les attentes et promesses des dernières présidentielles, et la dureté de la politique d’austérité mise en œuvre...

Mais visiblement, les questions politiques ne passionnent pas la presse, les seules questions ont porté sur les rumeurs politiciennes qui agitent le microcosme de plus en plus étroit et personnalisé de la vie électorale locale. Aucune question sur la situation politique, sur le contenu du rassemblement proposé par Michèle Picard, ni même sur le projet qu’elle portera pour la commune dans le contexte du projet de métropole... même pas sur le sens d’un rassemblement local des forces de progrès dans le contexte de l’opposition à une politique gouvernementale portée par le parti socialiste...

Je souhaite donc sur ce blog évoquer les questions auxquelles il me semble que les Vénissians sont confrontés, et que toutes les forces politiques, associatives et sociales qui s’intéressent à l’avenir de la ville devraient discuter.

- tout le monde n’est pas d’accord sur l’appréciation de la politique gouvernementale. Certains pensent que le gouvernement socialiste-vert fait "au mieux" malgré la crise. Pour ma part, je pense au contraire qu’il poursuit, résigné ou décidé peu importe, la même politique que celle que nous avons refusé en rejetant Sarkozy en 2012. Pouvons-nous malgré cette contradiction nous retrouver sur des projets au niveau de la ville ?

- tout le monde n’est pas d’accord sur le projet d’euro-métropole. Certains pensent que de toute façon, il faut adapter nos institutions au "fait métropolitain", et donc qu’il faut simplement "amender" le projet d’acte III de la décentralisation pour conserver au mieux nos communes. Pour ma part, je pense au contraire que ce projet, en accouchant d’une superstructure technocratique, va aggraver la fracture politique dans l’agglomération, que les maires se retrouveront dépendants d’une institution qui sera devenue politique, donc avec une logique majoritaire qui s’éloignera des pratiques intercommunales de coopération, et va favoriser une "présidentialisation" de la métropole. Pouvons-nous malgré tout travailler sur les projets Vénissians enjeux d’agglomération, les défendre et les faire aboutir que ce soit avec ou sans la nouvelle institution métropolitaine ?

- toutes nos villes sont confrontées à la rigueur budgétaire, avec la réduction des dotations de l’état, dont on peut craindre qu’elles se renforcent demain, et avec l’explosion des dépenses sociales indispensables pour sauvegarder le vivre ensemble. Comment ne pas opposer les plus pauvres et les couches moyennes dans ce contexte ? Comment nous organiser pour défendre le service public et le cadre de vie de notre ville ?

- les efforts faits autour des conseils de quartier à Vénissieux sont anciens et importants. Avec le conseil citoyen du développement humain durable, le conseil municipal d’enfants, et beaucoup d’autres initiatives favorisant l’expression citoyenne dans la jeunesse, le sport, le troisième age... la ville crée travaille à (re)tisser des liens sociaux, à aider le maximum de Vénissians à se sentir partie prenante de la ville, des institutions. Pourtant la fracture politique s’est encore aggravée ces dernières années, la crise frappant toujours plus fort et fragilisant toutes les structures sociales, associations, syndicats, services publics... Les prochaines élections municipales peuvent-elles être un moment forte d’appropriation citoyenne de l’avenir de notre ville... ?

Il y a certainement d’autres questions à poser, mais ces 4 premières illustrent ce que pourrait être un débat politique, citoyen , médiatique à la hauteur du défi que doivent relever les Vénissians.

Je vous appelle à prendre la parole dans ce contexte. N’hésitez pas à me contacter pour participer d’une manière ou d’une autre à ce moment de vie démocratique que doit être une élection.

Une première date a été proposée aux forces progressistes et républicaines de la ville par Michèle Picard, le mardi 1er octobre pour une première rencontre publique. Je vous invite bien sûr à y participer et à apporter votre contribution, sous une forme ou une autre d’ici là.

Carte de VénissieuxLes lieux de rencontres et visites sont marqués par une épingle pointant directement sur le compte-rendu... il est possible de déplacer la carte, de (de)zoomer...

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