Collomb en fuite à Lyon... Collomb fuit la macronie qu’il avait enfanté...

, par  Pierre-Alain , popularité : 29%

Gérard Collomb a donc eu gain de cause face à Emmanuel Macron... et André Gerin a bien raison de souligner que son départ précipité confirme le désamour des français à l’égard du gouvernement... Gérard Collomb se rend compte que comme ministre, il prend de plus en plus de risques, et que pendant ce temps, malgré le contrôle qu’il exerce sur Lyon, la vie continue sans lui et aurait pu se poursuivre sans lui... Il doit reprendre la main en urgence, et "sauver" sa métropole de l’échec de plus en plus probable d’en marche...

J’avoue avoir beaucoup ri à la lecture de la version romancée de ce départ proposée par ma camarade Danielle Bleitracht

Résumons la situation dans cette folle nuit… telle que l’aurait parodié un romancier du XIX e siècle

A trois heures du matin, Macron au bord de la crise de nerf accepte la démission de Collomb qui part faire la misère aux Lyonnais.

A trois heures trente, à lyon, le maire par interim, Képénékian,signe sa démission… Dans le train Collomb se réjouit ! « Qui vont-ils trouver pour assurer les élections à cette bande de brêles ? Arrivera-t-il à temps pour sauver la mairie que ce pauvre Kepénékian ne tient plus… Il a un rire triste, qui Macron va-t-il pouvoir nommer ? Le Drian ? Surveiller le front breton est déjà une difficile affaire ? Ce gros rat restera-t-il dans un navire en perdition ? »

A trois heures trente tdu matin, Macron réveille Edouard Philippe et lui dit « Tu es aussi ministre de l’intérieur », l’autre qui est mal réveillé bredouille « Pour ce à quoi je sers ! » il se rendort aussitôt en se demandant où il ira ne rien foutre demain à Matignon ou à Bauveau ? .Pendant que l’agité de l’Elysée inventera une nouvelle manière de foutre le bordel…

A quatre heures dans la même matinée, les policiers du ministère font la fête : « maintenant qu’on est débarrassé de cette nullité si on allait arrêter l’ennemi public numéro un ». Sitôt dit , sitôt fait…

Imaginons que « le maître de l’horloge » qui ne dort plus aille jusqu’au bout de ses délires : à quatre heures trente, on peut imaginer qu’en proie à ses obsessions et à ses désirs de reconquêtte d’un public populaitre, Macron veuille absolument prendre une photo enlacé avec le braqueur… Mais les policiers l’ont planqué et Macron erre dans le Val d’Oise à la recherche d’un délinquant à enlacer… en vain…

Benalla lui manque, il est à Londres, mais que fait-il là-bas ? Et c’est la que l’affaire devient rocambolesque et explique pourquoi Collomb s’est tiré…

Déjà lors de l’audition sur l’affaire benalla Collomb avait déjà choisi « il vaut mieux passer pour un imbécile que pour un délinquant et finir comme Guéant »… Il a très vite compris que les hauts fonctionnaires étaient prêts à lâcher la Macronie et divulguer les dossiers… celui-ci est de taille : »

Et de manière plus classique, André Gerin pointe l’enjeu politique de ce retour.

Gérard COLLOMB : la grande désillusion

C’est la grande désillusion pour Gérard Collomb qui vient de démissionner de son poste de Ministre de l’intérieur. Le jackpot Macron s’est transformé en cauchemar. Ses larmes de mai 2017 à peine séchées, voilà qu’il prend conscience du désamour des français à l’égard du gouvernement dont il est ministre d’État.

Cette position devenue suicidaire pour son avenir à la Métropole de Lyon, c’est donc le sauve qui peut. D’autant que Raymond Barre n’est plus là pour l’aider à gagner la ville de Lyon comme en 2001.

Aujourd’hui, le roi est nu ! Celui qui était devenu l’étendard de Macron va tenter de rejouer la partie pour 2020.

La gauche peut et doit se rassembler pour battre ce dirigeant décrédibilisé et la droite en embuscade. Car c’est loin d’être gagné pour la présidence de la Métropole. Il va donc jouer son va-tout mais peut-être faire le mandat de trop. Car, contrairement à ce qu’il prétend, Il n’est pas une plus-value pour Lyon car le contexte politique a changé.

André GERIN

Vers un large rassemblement pour une autre métropole ?

Le retour accéléré de Collomb confirme que la vague du "nouveau monde" de 2017 est déjà derrière nous, et que rien n’est écrit pour demain. Il est possible de se dégager du consensus collombinesque pour faire apparaitre l’ambition d’une autre métropole que j’évoquais dans l’intervention "j’ai rêvé d’une autre agglomération"

Collomb est-il encore un atout pour Lyon, pas sûr, je me demande comment une ville largement transformée peut se "redonner" à celui que son ancien ami, maire de Villeurbanne, appelle "Corleone" ! . Certes, il a un bilan bilan positif de transformation de Lyon, mais pour ceux qui en bénéficient, et ceux là, cadres urbains jeunes, ont-ils vraiment besoin d’un tel pouvoir politique ancien ? En tout cas, ce qui est sûr, c’est que sa majorité métropolitaine est en grande difficulté, avec la disparition automatique du groupe de centre droit Synergie qui est le cœur de sa majorité, la droite qui a certainement tiré les leçons de son échec surprise de 2014...

La conclusion pour les forces progressistes qui résistent à Macron est claire. Sont-elles capables de faire l’évènement dans la métropole Lyonnaise, de se dégager pour certains de leur intégration dans la majorité Collomb, d’ouvrir engrand le chantier d’une autre métropole ? de renforcer leurs bases municipales, d’en gagner de nouvelles, et de conforter leur existence dans les oppositions partout ? Elles pourraient représenter une minorité de blocage dans la métropole, et l’activité du groupe communiste, parti de gauche et républicain ces dernières années en montre tout l’intérêt !

Carte de VénissieuxLes lieux de rencontres et visites sont marqués par une épingle pointant directement sur le compte-rendu... il est possible de déplacer la carte, de (de)zoomer...

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