Conseil Municipal du 20 Juin 2016

Une gestion sérieuse de résistance à l’austérité

, par  Pierre-Alain , popularité : 45%

Ce compte administratif 2015 et le budget supplémentaire 2016 sont révélateurs de la bonne gestion de la ville, appuyée sur une forte expérience de la majorité municipale avec tous les agents pour faire vivre un service public de proximité utile à tous les Vénissians, une forte expérience aussi de résistance avec les Vénissians contre toutes les politiques publiques d’austérité, conduite par la droite ou par la gauche gouvernementale . Dans ce contexte, le débat est aussi révélateur des comportements politiques de chacun, entre ceux qui sont guidés par l’intérêt général quelques soient les sensibilités politiques, et ceux pour qui la politique justifie tout, pourvu qu’il permette d’exister dans le microcosme médiatique.

J’en profite pour dire à Mr Ben Khelifa qu’on a bien compris qu’il préférait la défense du gouvernement à la défense de la ville, mais que pour l’arithmétique, il peut revoir les chiffres, les dotations de 2014 représentent 20,6M € pour en 2015 20,2M € ce qui fait bien une baisse de 400k €. Pour Mr Iacovella, nous avons bien compris qu’il n’avait pas trouvé de chiffres critiquables sur le compte 2015, et à donc tenté une présentation depuis 2010, ce qui fait que les évolutions paraissent plus importantes encore, avec 16% de hausse des dépenses de personnel, mais je lui ferais remarquer que s’il regarde sur 50 ans, la hausse sera encore plus spectaculaire.. sans doute 150%... Cependant le débat budgétaire 2008-2014 a été tranché par les Venissians, et par deux fois...

Pour ce qui concerne le groupe communiste, nous savons à quel point c’est un défi de gérer une grande ville populaire dans cette société injuste et violente, nous savons que pour près d’un Vénissian sur trois, c’est la pauvreté et la précarité qui font le quotidien, et que pour tous les Vénissians, ce sont les inquiétudes sur l’avenir des enfants, la santé, l’accueil des anciens, les incivilités et les trafics qui progressent, et ce monde de plus en plus fou qui multiplie les guerres et les réfugiés.

Et c’est dans ce monde-là, dans ce contexte politique, que nous travaillons à faire vivre un service public communal utile à toutes les catégories de Vénissians, des plus pauvres, à ceux qui réclament légitimement de nouveaux services dans une ville vivante et qui se développe.

Et ce que montre ce compte administratif, c’est que nous le faisons avec rigueur. Lors du vote du budget, nous ne cachons rien des risques et menaces qui pèsent sur notre ville, mais nous prenons des décisions, et nous les mettons en oeuvre. Résultat, ce compte administratif est meilleur que prévu. Nous n’avons mis en cause aucune mission de service public, nous avons assuré tous les services aux habitants, et pourtant nous arrivons à contenir les dépenses de gestion, nous contenons la masse salariale malgré les créations de postes nécessaires par exemple au périscolaire. Pour la première fois, le développement de la ville a un impact positif sur la fiscalité locale, et nous avons pu une nouvelle fois limiter l’emprunt par rapport au budget primitif, avec un effet de baisse de notre endettement qui améliore encore une dette par habitant qui était déjà en dessous de la moyenne.

Bien sûr, le résultat se ressent du contexte général de baisse des dotations, et chacun peut constater que la progression de la dotation de solidarité urbaine ne compense pas la baisse de la dotation générale de l’état, il y a bien désengagement de l’état. Notre résultat final est inférieur à celui de 2014, et notre effort de rigueur ne peut donc se relâcher, d’autant que du côté du parti de Mr Girard, on annonce des mesures encore plus drastiques après 2017 s’ils venaient au pouvoir, et que du côté du parti de Mr Ben Khelifa, c’est à dire du gouvernement, si Mr Hollande a annoncé la réduction de moitié de la baisse des dotations en 2017, nous avons bien compris que ce n’était qu’une annonce électorale, même pas confirmée d’ailleurs pour l’instant, et qui ne change rien à la logique de baisse des dépenses publiques et d’affaiblissement des communes !

Mais nous avons l’habitude, nous serrons les coudes, nous ferons de plus en plus d’effort pour permettre aux Vénissians de comprendre l’impact de ces politiques de rigueur sur leur quotidien, et nous leur faisons confiance pour défendre leur ville et ses missions.

L’excellent film titré "demain" que nous avons passé dans la semaine du développement durable début juin, montre la colère des islandais refusant de payer pour renflouer les banques... Là-bas comme chez nous, les gouvernements voulaient faire payer les dettes des banques aux citoyens. C’est malheureusement ce qui se passe en France, et la baisse des dotations aux collectivités en fait partie, mais en Islande, ils l’ont refusé à coup de pétitions, manifestations, référendums, élections et même, première historique, d’une nouvelle constitution rédigée par les citoyens eux-mêmes. Notre peuple a le souvenir de ces grandes dates où il a imposé des ruptures politiques : 1789, 1830, 1848, 1871, 1936, 1945, 1968, 1995. Le mouvement social de refus de la loi contre le droit du travail peut être la prémisse de quelque chose de même nature. C’est bien ce que craint ce gouvernement qui menace d’interdire des manifestations syndicales, une première historique, au lieu de prendre les décisions qui s’imposent pour en assurer la tranquillité contre les casseurs, qui sont d’abord des casseurs de manifestations.

Pour conclure sur ces délibérations, oui, nous gérons avec rigueur la ville dans le cadre qui nous est imposé, et nous appelons les Vénissians à la désobéissance politique, comme en Islande. Notre peuple a le pouvoir de refuser l’austérité, et nous faisons la démonstration locale qu’une autre politique est possible !

Carte de VénissieuxLes lieux de rencontres et visites sont marqués par une épingle pointant directement sur le compte-rendu... il est possible de déplacer la carte, de (de)zoomer...

Navigation

Brèves Toutes les brèves