Numérique

La dissolution décidée par Macron est un coup de force qui ouvre la voie à la participation du rassemblement national au gouvernement. Macron tente de reprendre la main soit pour élargir sa majorité, à gauche et à droite, soit pour organiser une cohabitation avec l’extrême-droite dont il tenterait de tirer bénéfice.

Pendant ce temps, les crises s’accumulent pour des millions de familles, de salariés, de jeunes face aux inégalités, aux précarités, aux violences. Et Macron nous oriente toujours plus vers la guerre…

Cette situation est le résultat d’une longue crise de la gauche qui n’a pas changé la vie quand elle était au pouvoir, et n’a pu unir le monde du travail et les milieux populaires contre les réformes anti-sociales qui s’accumulent.

Le chantier de la reconstruction d’une alternative politique au système que représente Macron est immense. L’accord ce 10 juin des forces de gauche pour un nouveau Front Populaire est une première étape importante. Il y a urgence pour empêcher l’arrivée du RN au gouvernement, pour mettre au deuxième tour partout des candidats de gauche le 30 juin et élire le maximum de députés de gauche et écologistes le 7 juillet.

Nous savons tous que ce ne sera qu’une première étape et que la bataille sera longue et difficile dans les années qui viennent pour retrouver « des jours heureux ».

Je sais que peu de citoyens s’intéressent à ces élections qui semblent lointaines, pour une institution qui nous a montré à quel point ceux qui la portent méprisaient les électeurs puisqu’ils nous ont imposé la constitution que nous avions refusé à 55% lors du référendum de 2005….

Je sais aussi que la situation mondiale et nationale est inquiétante et qu’on ne voit pas comment un simple vote peut être utile face aux guerres en Palestine, en Ukraine, au Congo, au Yemen… et pire, face aux confrontations de plus en plus agressives entre les dirigeants occidentaux de l’OTAN et les dirigeants du « Sud » avec les « BRICS »… Certains parlent de guerre mondiale à venir…

J’avais oublié de faire connaitre cette émission pourtant bien utile pour présenter le succès de la plateforme « Territoires Numériques Ouverts » porté par le SITIV en entente avec la métropole et la ville de Lyon… Vous pouvez l’écouter en ligne pour ceux qui préfèrent, ou lire la transcription réalisée avec les services libres d’APRIL… (lien podcast ci-dessous)


Mi-Aout, le serveur qui héberge ce blog a été attaqué par des « hackers » qui ont pu déposer des fichiers avec virus. L’hébergeur (OVH) l’a heureusement détecté et a immédiatement bloqué le serveur, ce qui a bloqué non seulement ce blog, mais tous les sites dont je m’occupe, ceux du groupe des élus communistes de Vénissieux, celui des élus métropolitains, celui de la section PCF de Vénissieux et d’autres sites du parti communiste, lepcf.fr, oserlapaix.fr socialisme.blog…

Bref, grosse panique à un moment où je ne peux me connecter que sur mon téléphone… Ca s’était déjà produit il y a quelques mois et j’avais juste effacé le virus et renforcer les mots de passe sans reprendre les sites eux-mêmes… Cette fois, il fallait que je fasse plus…

Après beaucoup d’aides d’amis informaticiens et de la communauté « spip » (outil que j’utilise pour tout ces sites), j’ai décidé de les mettre à jour avec de nouvelles versions des outils et en renforçant leur sécurité… Il me restait quelques jours de calme après la période de garde de petits-enfants et avant la rentrée…

Les confinements successifs ont accéléré la numérisation de nos vies et la distance est devenue relative. Tout est bousculé, nos habitudes, nos horaires, nos repères. Pour rester maitre de nos vies, nous avons tous besoin d’un vaste apprentissage collectif, de l’accès aux services à la maitrise de nos données.

Le numérique est une incroyable aventure humaine qui décuple les possibles, mais aussi un inquiétant danger d’inégalités explosives, de pertes démocratiques, de manipulations dangereuses.

Nos communes ont donc besoin de construire le service public numérisé qui assure l’accès à tous, la confiance numérique pour les services dont nous avons besoin.

La mutualisation des compétences, des expériences, des plateformes, des solutions entre les collectivités est désormais une priorité reconnue, et le syndicat intercommunal des technologies de l’information pour les villes est pour cela un fantastique atout, en lien avec la métropole.

Alors, construisons ensemble un numérique public, transparent, sécurisé, citoyen !

Meilleurs voeux 2021 Pierre-Alain Millet Président du SITIV

Le SITIV est un syndicat intercommunal peu connu du grand public, puisqu’il ne travaille que pour l’informatique de ses huit communes, six de la métropole et deux de la Loire. En 2014, les changements politiques dans plusieurs communes avaient créé une incertitude sur son avenir, mais la qualité du travail réalisé depuis a permis de conforter son rôle au service des communes, à tel point que depuis, le SITIV a commencé à travailler avec de nouvelles communes.

L’enjeu de la mutualisation entre collectivités pour leurs projets numériques est reconnu nationalement. Les « transitions numériques » sont un enjeu pour tous les services publics, pour leur efficacité interne, mais aussi et peut-être surtout, pour la qualité de leur relation avec les citoyens. Toutes les collectivités ont besoin de mutualiser des ressources nécessaires, notamment les compétences humaines.

Le SITIV a une solide expérience qui lui permet d’être un outil reconnu par les communes, l’état et les partenaires, et plus récemment aussi par la métropole. On a tous entendu parler des ces collectivités victimes de cyberattaques [1], notamment avec ces « rançongiciels » qui verrouillent l’accès aux données et réclament une rançon. Ces cyberattaques, encore trop peu prises en compte par les élus locaux illustrent la nécessité de conforter les démarches de mutualisation comme le SITIV.

C’est l’objet d’une association nationale des « organismes publics de services numériques » qui regroupent des structures variées de mutualisation, dont le SITIV. J’ai participé à une rencontre (en visio bien sûr) sur ses propositions pour conforter des structures pérennes de mutualisation numérique entre collectivités territoriales.

Voici le manifeste de cette association.

Les voeux sont l’occasion de prendre du recul sur l’actualité, et en complément des voeux du SITIV que présentera ce lundi la présidente Danielle Gicquel, j’ajoute quelques idées sur ce monde numérique qui dit nous vouloir tant de bien, et qui nous inquiète pourtant toujours plus…

Résumé

Des articles de presse ont mis en cause le SITIV autour de rumeurs erronées sur un syndicat intercommunal « obsolète » et "trop couteux’. Quelques soient les débats politiques sur l’avenir des syndicats intercommunaux dans les réformes institutionnelles, il n’est pas acceptable de mettre en cause des agents compétents et motivés qui conduisent à bien les missions qui leur sont confiés au service des villes.

Loin d’être obsolète, le SITIV a été pionner de la dématérialisation en relation avec la préfecture et la trésorerie. Il assure la virtualisation sécurisée de 120 serveurs dans le « nuage » au service des villes, quand beaucoup de collectivités en sont encore au stade de l’expérimentation.

Le SITIV ne représente que 1,1% des dépenses de fonctionnement des villes quand la moyenne nationale est de 1,9%. Son budget représente 13,8€/an pour chacun des 205 412 habitants des villes du syndicat. C’est un outil opérationnel qui assure près de 6000 paies de fonctionnaires chaque mois et des milliers de mandats reflétant les missions de ses 8 villes. Près de 100 applications informatiques sont mises en œuvre par les 34 agents du syndicats, chef de projet, ingénieurs, techniciens, administratifs qui rassemblent les principaux métiers nécessaires aux projets des villes numériques.

C’est pourquoi nous demandons à tous les élus de respecter les personnels et leur compétence, et de prendre le temps de s’informer de manière contradictoire avant de porter des jugements sur la qualité de leurs missions. Le débat politique sur l’avenir du syndicat ne pourra qu’y gagner.


Pour les voeux du SITIV, je me suis bien sûr appuyé sur le texte d’invitation et ses références aux identités numériques et à la manière dont les poètes renouvellent la poésie avec le numérique, mais j’ai complété de quelques commentaires sur l’apport de ce syndicat intercommunal qui continue à être pertinent et utile dans la métropolisation…

Pour cette nouvelle année pleine de bruit et de fureur, permettez-moi de vous présenter mes vœux de président du Syndicat Intercommunal des Technologies de l’Information pour les villes, en nous invitant à réfléchir à ces identités numériques qui nous passionnent mais nous inquiètent, et à découvrir comment des poètes peuvent nous faire rêver du numérique…

Pierre-Alain Millet Président du SITIV

pour recevoir une invitation à la présentation des voeux du SITIV le 20 janvier prochain

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