Vers la gratuité des transports, une contribution communiste.

, par  Pierre-Alain , popularité : 12%

J’ai été sollicité par un collectif lyonnais pour la gratuité des transports. C’est un sujet qui est souvent discuté à Lyon, très fortement desservi par les transports en commun, mais moins en première couronne qui a par contre beaucoup de revendications sur les fréquences, l’amplitude horaire et la capacité très insuffisante des transports en commun.

C’est pourquoi j’ai proposé une contribution qui fait le lien entre le besoin de développement des transports en commun et le besoin d’un autre financement, permettant d’aller vers la gratuité.

Un autre projet des mobilités métropolitaines pour aller vers la gratuité.

Les élus communistes portent le projet d’une autre société, débarrassée de toute aliénation, de toute domination de la vie par des intérêts mercantiles. Ils savent aussi que le chemin de cette révolution sociale est long et que le capitalisme et sa société marchande ne se transforme pas par la seule volonté. C’est un long processus historique d’appropriation par les citoyens des moyens de production et d’échanges, autant pour les biens matériels qu’immatériels. C’est un processus qui se construit nationalement dans chaque histoire d’un peuple, et mondialement, dans la construction d’une véritable souveraineté populaire contre la mondialisation capitaliste et militariste.

C’est pour cette utopie d’une société radicalement différente que les communistes sont naturellement ouvert à la gratuité des services publics comme principe futur d’organisation de la société. Vous nous posez la question pour les services de transport urbains. Cette question peut se poser de manière plus générale pour tout service de transport, pour l’eau, l’énergie...

Nous savons qu’il faut cependant des étapes, des projets politiques qui contribuent à transformer les conditions économiques et sociales de ces services, et que ces projets doivent partir de leur situation actuelle, autant en terme d’infrastructures, de modèle économique, d’usages, de niveau d’appropriation citoyenne.

C’est pourquoi nous plaçons la question de la gratuité dans le cadre général d’une autre politique des mobilités de l’agglomération, en partant de la nécessité de répondre aux besoins immenses des habitants, ceux qui vivent dans la métropole et ceux qui viennent y travailler.

Notre premier constat est l’insuffisance criante des transports en commun et l’absence d’ambition des politiques publiques pour y répondre. Le PDU adopté par toute les forces politiques à l’exception des élus communistes et insoumis, propose un ralentissement dans la progression de la part modale des transports en commun dans la métropole de Lyon, qui n’augmenterait que de de 3 points sur 15 ans, alors qu’elle avait augmenté de 4 points sur les 9 dernières années. Nous proposons au contraire de porter cette part à 30% des déplacements, en réduisant la part modale de la voiture au même niveau quand le PDU actuel la laisse à 35%. C’est l’ambition qui correspond à la transformation du périphérique Laurent Bonneway