Un premier débat sur les résultats de la consultation citoyenne 150 habitants attentifs en mairie

, par  Pierre-Alain , popularité : 17%

Une belle réussite de la démarche engagée par la ville en septembre 2018. Une première rencontre sur le bilan du mandat municipal et les priorités de la ville avait été marquée par les enjeux du quotidien, sécurité, propreté. En quelque sorte, elle avait pris la forme d’une assemblée générale de conseil de quartier au niveau de la ville.

Pourtant nous avons besoin que les Vénissians prennent aussi la parole sur les priorités et l’avenir de notre commune, dans le contexte de la réduction des dotations de l’état aux communes, et de la métropolisation qui fait que de plus en plus de sujets se discutent en dehors de la commune...

Nous avons donc tenté une démarche nouvelle, une consultation citoyenne en ligne autour de 13 questions permettant à tous de donner son avis.

Ce sont les résultats de cette consultation qui était présentés ce 21 mars en mairie et qui feront l’objet d’une diffusion prochainement à tous les habitants. Près de 150 personnes ont participé à cette rencontre animée par un bureau d’étude indépendant.

Rencontre du 21 mars 2019 : les résultats de la consultation citoyenne
C’est un comité de pilotage regroupant tous les groupes politiques de la majorité municipale qui a organisé cette enquête et qui était représenté à la tribune. Djil Benmabrouk (société civile), Sandrine Picot (socialiste), Hamdiatou N’Diaye, représentant Idir Boumertit (France Insoumise), et moi-même (communistes). Georges Bottex présents pour les verts dans le comité de pilotage était absent de Vénissieux ce soir là.

Après la présentation des résultats, l’animatrice a proposé un petit test rapide au public pour savoir qui était présent. Sans surprise, c’était presque tous des Vénissians, dont une petite partie de nouveaux habitants, et une autre petite partie de natifs de Vénissieux, (ce qui confirme que la ville bouge !) avec un public majoritairement entre 25 et 65 ans... comme les répondants de la consultation. Une large majorité de présents avaient d’ailleurs participé à cette consultation...

Bref, si la consultation n’est pas un sondage, puisque l’échantillon n’est pas statistiquement préparé pour être représentatif, l’assemblée de ce jeudi était, elle, bien représentative de la consultation !

On constate cependant sans surprise que la consultation confirme le sondage réalisé par IPSOS sur la ville et donc les résultats avaient été présenté par le maire en octobre, en plaçant la tranquillité comme première préoccupation.

La consultation s’est tenue du 14 janvier au 18 février et a mobilisé 870 habitants, La moitié n’ont jamais participé à un conseil de quartier, et un tiers n’ont jamais participé à aucune réunion publique de la ville. Le premier objectif est donc nettement atteint. Cette forme nouvelle de cette consultation a trouvé un public, a permis à des habitants de prendre la parole !

Tous les quartiers ont participé, même si le centre est surreprésenté. Toutes les tranches d’âge aussi, et si, ce qui ne surprend personne, les 18-25 ans sont sous-représentés, comme les plus anciens, il faut noter que les 26-45 ans représentent la plus forte part des réponses (34%) ce qui est là aussi un vrai succès par rapport à nos rencontres publiques habituelles. Visiblement, les actifs qui ne peuvent facilement participer à des rencontres publiques sont demandeurs d’autres support de relation avec la ville. Et d’ailleurs, ce sont eux qui placent la dématérialisation des démarches publiques en priorité des efforts numériques de la ville, même si tout le monde accorde plus d’importance à la qualité de l’accueil qu’à la dématérialisation...

Cette rencontre du 21 mars a permis un débat riche sur les priorités, les compétences, les moyens publics... ce que nous n’avions pas pu faire le 25 septembre. Là encore, objectif atteint !

Les résultats détaillés seront diffusés prochainement, mais trois idées ont été évoquées en conclusion de cette rencontre, résumées par Michèle Picard, après Marie-Christine Burricand, et l’animatrice du bureau d’étude.

L’animatrice du bureau d’étude nous dit que cette expérience de cette forme de consultation citoyenne en ligne montre que c’est un bon outil, complémentaire aux rencontres publiques et au conseil de quartier. Sans doute faut-il faire en sorte que ce type de consultation soit en lien avec un projet, une question posée à la ville et donc à ses habitants, et porter attention aux suites que la ville peut donner à cette prise de parole Vénissiane, mais cette forme de consultation répond à une vraie attente.

Marie-Christine Burricand insistera, à partir de son expérience de présidente de conseil de quartier sur la nécessité de mobilisation citoyenne autour des priorités qui s’expriment, en insistant notamment sur la sécurité, que les citoyens ne peuvent pas regarder comme une question relevant de la police municipale ou de la police nationale, mais aussi de l’ensemble des acteurs de la ville. Par exemple, les risques liés aux rodéos ou aux comportements dangereux à moto ou en voiture nécessitent un débat citoyen sur des aménagements réducteurs de risques, comme à des actions citoyennes pour dénoncer ces comportements, faire appel aux voisins, aux familles pour que les proches de ceux qui sont dangereux le leur disent, le leur reprochent... Une fillette a été renversée récemment par un jeune en scooter dans le parc. Il y a un travail de police et de justice, mais qui dans son entourage va dire à ce jeune "tu as fais une c..." ?

Michèle Picard appellera les participants à prendre leur place dans le débat public sur les compétences et les financements. Car on ne peut seulement dire, il faut plus de police municipale ! Car si pendant ce temps, les moyens de la police nationale se réduise, cela ne changera rien ! Et il faut que le plus grand nombre de citoyens comprennent qui est compétent pour quoi ! Une habitante demandera par exemple plus d’éducateurs que de policiers, mais le maire vient justement de demander à la métropole des éducateurs spécialisés sur le quartier Charréard- Max Barel, mais quels citoyens agissent pour soutenir sa demande ?

C’est au final le sujet le plus difficile pour le maire, les élus, la ville, et donc pour les habitants. Si on ne se parle qu’entre nous, on ne peut interroger les décisions des autres, de la métropole, de l’état. Or elles déterminent beaucoup de notre vie !

Alors, poursuivons cette démarche de consultation citoyenne pour que le débat nous aide à décider ensemble de nos priorités, y compris en allant ensemble interpeller ceux qui en décident !

Carte de VénissieuxLes lieux de rencontres et visites sont marqués par une épingle pointant directement sur le compte-rendu... il est possible de déplacer la carte, de (de)zoomer...

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