Vaccins, l’urgence d’une réponse mondiale

, par  Pierre-Alain , popularité : 29%

Visiblement, la crise sanitaire va durer. Les scientifiques ont fait des exploits en 2020 pour étudier ce virus et battre tous les records dans la production de différents vaccins, mais la situation est très inégale dans le monde, et surtout ce virus dont nous ne comprenons pas vraiment l’épidémie continue de se diffuser d’un pays à l’autre, et de revenir, se transforme avec un variant anglais, puis un autre sud-africain.. et les spécialistes disent qu’il va continuer à évoluer.

Le ministre nous dit que nous serons tous vaccinés d’ici au mois d’Aout, Mais comment avoir confiance quand on entend tant de messages opposés, quand les institutions, les médecins, se contredisent, quand les méthodes et les résultats sont aussi variables entre pays, quand il y a peut-être 10 vaccins dans le monde mais que leur utilisation est d’abord guidé par la géopolitique économique ?

La situation est plus que confuse en France, avec les vaccins qui manquent dans de nombreux centres, des rendez-vous annulés... Après l’incapacité à gérer les masques, puis les tests, on ne peut que s’inquiéter, d’autant que tant qu’il circule, le virus va continuer à muter, et peut-être obliger à reconcevoir un vaccin chaque année comme pour la grippe.

Vraiment, il est difficile d’être optimiste ! En plus, le monde est dans un tel état que ce qui pourrait paraitre évident, est en fait impossible, partager les connaissances et les essais de tous les vaccins dans l’ambition d’une réponse mondiale cohérente. Pourtant, c’est l’organisation mondiale de la santé (OMS) qui affirme "Dans le cadre de la pandémie actuelle qui se propage rapidement, personne ne sera en sécurité tant que le monde entier ne le sera pas.". Il faudrait donc une coordination mondiale pour alimenter les plans de vaccination dans tous les pays.

C’est ce qu’a proposé la Chine depuis qu’elle vaccine, son président demandant de considérer le vaccin comme "un bien commun mondial". La presse occidentale lui reproche une "diplomatie du vaccin", parceque son vaccin subventionné par l’état est vendu aux autres pays 20 fois moins cher. Mais pourquoi tous les pays ne décident pas d’un système mondial rendant le vaccin gratuit partout ?

La vérité est que la réponse à la crise sanitaire est révélatrice des différentes cultures politiques et de la place des intérêts privés. En France comme dans tous les pays capitalistes, la santé est d’abord un marché, et les intérêts des multinationales pèsent. Sans doute que le retard de Sanofi à produire un vaccin pèse sur les décisions du gouvernement !

C’est pourquoi il est utile de regarder ce que font d’autres pays, notamment les pays dans lesquels ce n’est pas l’intérêt privé qui dirige, comme la petite ile de Cuba socialiste. Malgré le blocus scandaleux imposé par les USA, Cuba a envoyé des milliers de médecins aider dans la lutte contre le COVID. Cuba va produire son propre vaccin, et le proposer aux pays pauvres dans le cadre de la tradition de solidarité internationaliste cubaine.

Oui, plus la crise se prolonge, plus il est utile de comparer les réactions des systèmes sociaux différents et de poser une question. Le capitalisme est-il la seule solution ? Non ! il y a des pays socialistes, tous très différents, mais tous avec un gouvernement qui ne dépend en rien des intérêts privés...

Des Vaccins et des soucis (radio cuba)

Selon des chiffres officiels, près de 40 millions de personnes ont été vaccinées contre le Covid-19. La plupart de ces personnes habitent dans des pays à revenus élevés et une minorité habite dans le monde pauvre.

L’Organisation mondiale de la Santé, l’OMS, d’autres entités et des personnalités ont plaidé pour une distribution plus équitable des vaccins, de sorte qu’ils puissent être administrés en même temps dans différentes régions de la planète.

Le président du Mexique, Andrés Manuel López Obrador, a donné immédiatement une réponse digne d’ éloges et de respect : il s’est déclaré prêt à partager avec des nations aux ressources limitées , une partie des vaccins achetés à la compagnie pharmaceutique Pfizer.

Bien que ce pays frère ait une situation complexe à cause de la pandémie, avec 1,64 million de personnes infectées et 141 000 morts, il n’est pas resté insensible devant la demande d’aider les moins favorisés.

Toutefois, l’expérience des premières semaines de la vaccination a montré qu’il ne suffit pas de disposer des doses nécessaires pour atteindre la majorité de la population.

Cela demande un effort logistique extraordinaire qui va au-delà de la présence du vaccinateur et du vacciné. Pour commencer, il faut former un grand nombre de personnes à l’utilisation et à la gestion de ces produits, non seulement pour éviter les pertes, mais aussi pour tenir des registres rigoureux.

Tous les vaccins ne nécessitent pas de conditions spéciales de conservation mais ceux fabriqués par Pfizer, doivent être maintenus à une température de 70 degrés au-dessous de zéro avec des équipements sophistiqués.

Le stockage et le transport des vaccins dans des conditions aussi complexes, posera un grave problème là où l’on ne dispose pas d’une infrastructure adéquate.

Il faut ajouter à cela la quantité de seringues et d’autres matériaux indispensables à la vaccination. Cela peut sembler un détail banal mais on ne peut pas ignorer qu’il faut vacciner des millions de personnes.

Au milieu de cette situation, on se demande encore si les compagnies pharmaceutiques seront capables de répondre à la demande mondiale.

Pour l’instant, Pfizer a déjà fait preuve de lenteur à approvisionner les pays qui avaient passé des commandes à l’avance. Par conséquent, les centres de vaccination massive à New York et à Berlin n’ont pas ouvrir leurs portes comme prévu.

Voici les défis mondiaux qui exigent des réponses et de la volonté, à moins que certaines des puissances mondiales soient prêtes à ignorer une bonne partie de l’humanité.

Édité par Reynaldo Henquen

Cuba s’apprête à sortir 100 millions de doses du vaccin anti-COVID-19

Le directeur général de l’Institut Finlay des vaccins, Vicente Vérez Bencomo, a annoncé lors d’une conférence de presse avec les agences étrangères accréditées à La Havane, que Cuba mobilise ses capacités pour produire 100 millions de doses du vaccin injectable Soberana 02 contre le coronavirus.

Il a réaffirmé l’objectif de répondre aux besoins du pays ainsi qu’à ceux d’autres nations intéressées par l’acquisition du produit, comme le Vietnam, l’Iran, le Venezuela, le Pakistan et l’Inde. Dans le cas de notre pays, a-t-il précisé, la vaccination sera gratuite et Cuba espère immuniser toute sa population cette année.

« La stratégie de Cuba pour commercialiser le vaccin est marquée à la fois par un profond souci d’humanisme et de santé mondiale. Nous ne sommes pas une multinationale, qui a pour objectif numéro un l’aspect financier. Nous prônons pour davantage de santé », a souligné Vérez Bencomo, selon l’agence Prensa Latina.

Le vaccin Soberana 02 a commencé cette semaine son essai clinique élargi de phase II, qui sera étendu à 900 personnes âgées entre 19 et 80 ans, tandis qu’en février un nouveau test avec la population pédiatrique est prévu, afin qu’il puisse également être administré aux enfants.

La troisième phase interviendra après l’obtention des résultats de cette étape, a expliqué le directeur général de l’Institut Finlay des vaccins. Au cours de cette période, les autorités sanitaires prévoient d’inclure 150 000 personnes vulnérables et les résidents des zones à haut risque.

Carte de VénissieuxLes lieux de rencontres et visites sont marqués par une épingle pointant directement sur le compte-rendu... il est possible de déplacer la carte, de (de)zoomer...

Navigation

Brèves Toutes les brèves