Vénissieux 2030, Humaine et Durable

pour un réveil citoyen !

, par  Pierre-Alain , popularité : 15%

Le conseil municipal du 2 mai a validé la politique de développement humain durable qui est le résultat de 2 ans de travail avec le conseil citoyen du même nom. Commencé par un diagnostic en 2009 réalisé par le cabinet Lamy, poursuivi par des groupes de travail riches mobilisant près de 100 participants, se finalisant dans un travail de tous les services municipaux, le document de 70 pages qui est proposé au conseil municipal sera la base de travail de nombreuses actions de la ville, mais aussi des éco-projets qui permettent à chaque groupe d’habitants, associations, partenaires, d’agir avec le soutien de la ville pour un des 43 objectifs ou des 117 actions déjà identifiés..

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La présentation est associé à cet article et nous aurons bientôt en téléchargement sur le site de la ville le dossier complet.

En conclusion de cette présentation et avant le vote de la délibération de ce conseil municipal proposant ce dossier à la reconnaissance du ministère comme Agenda 21, j’ai apporté quelques commentaires d’actualité

En 1997, les accords de Kyoto fixaient l’objectif de renverser d’ici 2012 la tendance à la croissance des émissions de GES. Ils sont avec plus de 180 pays signataires, une réussite institutionnelle malgré la non ratification finale des USA, mais un échec 14 ans plus tard en terme de réduction des émissions pour les pays développés. Car le principal facteur de réduction des émissions est la destruction industrielle des anciens pays de l’Est qui s’accompagne de la réduction de leur population. Ils se retrouvent en 2007 avec une réduction des émissions de plus de 30% par rapport à 1990 pendant que les émissions des USA ont elles augmentées de plus de 30% !

Quant à l’Europe et à la France, s’il y a des actions avec des résultats positifs comme une forte amélioration du parc de voitures grâce à la prime à la casse, si l’agriculture a fait des efforts importants, l’effondrement depuis 1990 de la production industrielle de secteurs à forte émission ne fait que traduire ce qu’on appelle les « fuites de carbones », autrement dit leur délocalisation !

Pourtant, tout montre qu’il est possible de se déplacer, de chauffer, de transporter, de produire, de consommer... en réduisant les émissions ! A Vénissieux les plans de sauvegarde permettent à des copropriétés de réduire leur consommation de 30% ou plus, la chaufferie bois permet à la ville de dépasser dès 2011 l’objectif de 20% d’énergie renouvelable dans le logement...
Mais il faut tirer une leçon de ce protocole qui reposait sur la logique de marché symbolisée par les quotas. Kyoto a certes généré du business, mais n’a pas du tout transformé l’économie. La leçon est qu’il est urgent d’affirmer des choix politiques forts et de se donner les moyens publics pour les concrétiser. Il faut des milliards pour l’isolation des logements, notamment des logements sociaux, et on peut les prendre dans les profits du CAC40. Il faut des investissements publics lourds dans les transports en commun, pour changer radicalement de conception des déplacements en ville, changer d’échelle que ce soit sur le nombre de lignes fortes, métros, trams, ou pour le maillage fin de tous les quartiers, inventer des alternatives au périphérique tout voiture. Mais il faut pour cela changer de politique publique tout court, sortir de ce gouvernement des riches et de la guerre pour consacrer les immenses ressources humaines aux conditions de vies des hommes et des femmes, à l’invention d’une industrie urbaine et humaine.

Le grand vent médiatique nous dresse en permanence de véritables écrans de fumée pour protéger le système. On nous parle de Fukushima presque pour oublier l’explosion du puits de Pétrole dans le Golfe du Mexique, qui a émis des milliers de tonnes de carbone dans l’atmosphère et détruit des kilomètres de mer et de côtes pour des décennies, et demain on sera passé à autre chose... pendant que les milliards de dollars et de tonnes de carbone de nos dépenses militaires tuent dans des dizaines de pays sur la planète, ou que TOTAL et ses milliards de bénéfices arrive à ne pas payer d’impôts en France, Que Marx avait raison de dénoncer ce capital qui ne cesse d’épuiser la terre et le travailleur !
Nous allons donc travailler à Vénissieux patiemment pour sensibiliser, former, impliquer, motiver des citoyens à agir sur de multiples sujets, des plus près du quotidien aux plus grands enjeux du lien social, d’une ville dense et verte, de la propreté, de l’efficacité énergétique, du besoin de se déplacer autrement... car nous faisons confiance aux peuples, qui démontrent de Tunisie en Islande qu’ils sont en dernier ressort les vrais décideurs. Nous appelons autour de ce projet Vénissieux 2030 Humaine et Durable à un réveil citoyen pour imposer d’autres choix et relever ce défi écologique qui est en fait le défi de l’Humanité.

Carte de VénissieuxLes lieux de rencontres et visites sont marqués par une épingle pointant directement sur le compte-rendu... il est possible de déplacer la carte, de (de)zoomer...

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