40e congrès du PCF

Pour le climat, il y a urgence de socialisme ! Enregistrer au format PDF

Lundi 29 juin 2026

le capitalisme entre catastrophisme, résignation et anxiété

Le capitalisme échoue à répondre à l’urgence climatique. Les pays du Sud refusent désormais de subir les diktats d’un système atlantiste violent qui les méprise. Le monde occidental balance entre :

  • Le catastrophisme : les pires scénarios, +4°C, guerres de l’eau, effondrement social, en masquant le plus souvent les causes structurelles, les décisions d’investissements faites au seul nom de la rentabilité du capital. Qui interroge les milliers de milliards d’investissements dans la guerre et dans l’IA aux USA ?
  • Le fatalisme : ’C’est trop tard, et à quoi bon agir, si la Chine et les États-Unis ne font rien ?’ C’est un mensonge : toute réduction d’émission où qu’elle soit sur terre est positive et la Chine, au contraire, agit massivement sur tous les plans, décarbonation, mobilités, biodiversité, en assurant en même temps un incroyable progrès social.
  • L’éco-anxiété, qui marquerait plus de 2 millions de français qui cherchent ce « geste individuel qu’on peut tous faire » et qui « aide à se sentir moins coupable et donc moins anxieux ». Le capitalisme arrive à transformer les victimes en coupables !

Le PCF porte un discours radicalement différent : l’urgence climatique n’est pas une malédiction, mais une opportunité historique pour renverser le capitalisme, à condition de dire clairement que :

  • « La transition écologique ne sera possible que si elle est sociale, c’est-à-dire si elle brise la logique du profit. »
  • « La transition écologique ne sera possible que dans la paix, si l’humanité sort des guerres et des concurrences, si elle brise la logique néocoloniale, impérialiste. »
La série télévisée « For All Mankind », (en Français « pour toute l’humanité ») se situe dans une uchronie inspirante. Un soviétique a le premier posé le pied sur la Lune en 1969 et les conséquences sont gigantesques, le président Nixon retire les GI du Vietnam pour consacrer ses moyens à la conquête spatiale. Les soviétiques envoient la première femme sur la Lune, les femmes font irruption partout jusqu’à une présidente des USA qui accélère la transformation de la société américaine, une nouvelle énergie est trouvée pour les voyages spatiaux et c’est la sortie du pétrole et du charbon. Les soviétiques n’entrent pas en Afghanistan et le cortège de guerre que nous avons connu depuis 1975 se transforme en concurrence-coopération avec soviétiques et états-uniens, mais aussi japonais, chinois, européens et même… coréens du nord.

Oui, un autre monde est à notre portée, radicalement différent de ce monde militarisé qui nous domine.

La Chine socialiste : planification, innovation, ENR et nucléaire pour sortir du charbon

la Chine combine planification, innovation, renouvelables et nucléaire pour sortir du charbon et une neutralité carbone en 2060. Elle a engagé une transition énergétique à trois vitesses :

  1. ENR massives : 60 % des panneaux solaires et 50 % des éoliennes mondiales installées.
  2. Nucléaire en forte croissance, (2e parc mondial après les États-Unis, 50 réacteurs, 20 en construction (1/3 du total mondial), Objectif : 150 réacteurs d’ici 2035)
  3. Charbon en baisse : Sa part dans le mix électrique est passée de 80 % en 2010 à 50 % en 2025, et continue à baisser grâce à la planification centralisée, quand les USA relancent les fossiles pour les profits des pétroliers.

Pourquoi ça marche ? Parce que la Chine ne laisse pas faire le marché, elle l’encadre, l’oriente dans un plan de long terme et si nécessaire remet les grands actionnaires à leur place. C’est la force de la planification et du pouvoir du peuple pour tenir tous les objectifs en même temps, progrès social et décarbonation.

Elle n’impose pas le « signal prix » pour faire payer les consommateurs, mais pour orienter les investissements. Elle développe une IA différente, en source ouverte, économe en énergie, privilégiant l’intégration dans le système économique, quand les USA brûlent des milliards dans une concurrence de solutions fermées tentant de s’approprier les flux, créant une bulle gigantesque dont l’éclatement sera terrible.

En partant de très loin, la Chine avance à grande vitesse vers une société socialiste développée et décarbonée.

Face aux canicules, le cœur du débat : Marchandisation vs planification

La vague de chaleur de ce mois de juin perturbe la vie quotidienne, est difficile à vivre, notamment pour les plus fragiles. Elle alimente les discussions, climatisation ? Urgences sanitaires ? Mais les seules solutions concrètes accessibles sont des ’solutions’ individuelles (climatiseurs, rafraîchisseurs) souvent peu efficaces et qui peuvent aggraver le problème et les inégalités. Les vendeurs se frottent les mains, les rayons se vident, les marges explosent comme les fraudes et les publicités mensongères.

Mais qui défend des solutions collectives ? (îlots de fraîcheur, transports gratuits, rénovation massive). Nous avons des réseaux de chaleurs urbains collectifs, à quand des réseaux collectifs de rafraîchissement, décarboné et régulé pour réduire leur impact environnemental ?

Il faut pour cela un plan national d’adaptation au changement climatique d’ampleur et donner à la puissance publique la capacité d’orienter les investissements. Pour cela, le PCF propose de :

« Nationaliser EDF, Engie et Total pour garantir un accès universel à une électricité décarbonée et à un confort thermique responsable, pour tous, hiver comme été »

Empreintes 2050 : zero carbone en 2050 !

La France a une spécificité majeure : son électricité est déjà décarbonée à 90 % grâce au parc nucléaire historique. C’est pourquoi les ENR électriques marchandes depuis 20 ans n’ont pas réduit l’impact carbone d’un Français. Pire, elles ont souvent un coût carbone supérieur au réseau électrique !

Le plan Empreintes 2050 du PCF propose de :

  • diviser par 7 nos émissions nationales avec 72 % d’électrification de la consommation totale d’énergie et 100 % d’électricité décarbonée (nucléaire + ENR autoconsommation ou avec stockage), transports décarbonés (rail, transports urbains, électrification + hydrogène vert).
  • réduire fortement nos émissions importées par une réindustrialisation massive électrifiée (61%), décarbonée et innovante ; acier et engrais avec hydrogène, biogaz réservé à l’industrie
  • renforcer nos puits de carbone avec la reforestation en agroforesterie de 2,4 millions d’hectares, le zero artificialisation nette

Conclusion : Le socialisme ou la barbarie climatique

Le choix est clair :

  • Soit on continue dans la voie du capitalisme, avec ses canicules meurtrières, ses pénuries, et sa résignation fataliste.
  • Soit on choisit le socialisme, avec sa planification démocratique, sa justice sociale, et sa capacité à mobiliser les forces collectives.

Le 40e congrès du PCF peut bousculer le faux consensus défaitiste ou régressif à gauche, avec Empreintes 2050, pour une transition 100 % décarbonée adaptée au contexte français.

L’urgence climatique n’est pas une fatalité. C’est un appel à la révolution sociale. Pour le climat, pour la justice, pour l’avenir : il y a urgence de socialisme !

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